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Après la défaite face au Malawi : Sursaut attendu de l’EN PDF Imprimer Envoyer
Écrit par El Moudjahid   
Mercredi, 13 Janvier 2010 10:54


Débâcle, naufrage, gifle, déconfiture ou, encore, désillusion. Les observateurs, et, autres, journalistes présents en Angola pour la couverture de la CAN 2010 ne se sont pas embarrassés des superlatifs et de qualificatifs pour commenter la  défaite de notre EN face au petit Poucet du Malawi. Une défaite qui risque de chambouler tous les calculs du staff technique des Verts lequel misait pour cette entrée en matière sur une victoire afin d’entreprendre la suite de la compétition avec plus de sérénité d’autant plus que de sérieux clients sont au menu pour les deux prochaines confrontations dans ce groupe B, à savoir le Mali et l’Angola qui ont fait étalage de leurs redoutables potentiels offensifs à l’occasion du match d’ouverture.
Erreurs défensives, manque de combativité, fraîcheur physique tout juste, rien ne fonctionnait, en effet, pour que les coéquipiers de Nadir Belhadj puissent espérer un meilleur résultat et l’on ne peut que s’interroger sur le rendement des Verts qui ont été, tout simplement, méconnaissables. On a beau insisté sur l’influence des conditions climatiques qui ont, certes, considérablement gêné l’évolution des Fennecs mais est-ce suffisant pour justifier cette défaite ? Assurément pas à commencer par le rendement du gardien Chaouchi qui était tout sauf le Chaouchi qu’on connaît. Idem pour la défense qui, privée d’une pièce maîtresse, en l’occurrence Antar Yahia, montrait des signes de flottements apparents et paniquait à chaque incursion des Flammes du Malawi, chose du reste inhabituelle pour l’arrière-garde algérienne qui a été classée, rappelons-le, meilleure défense lors des éliminatoires combinées CAN et Mondial sud-africain en n’encaissant que trois buts en sept matchs. D’ailleurs, le coach, Saâdane, a bien illustré cette faiblesse en déclarant, en fin de match, que ses défenseurs n’étaient mêmes pas capables de jouer le hors-jeu. Que dire de la ligne d’attaque qui était, à l’image de tout le collectif, grippée et manquait de punch avec un Saïfi tout juste bon pour prétendre à une place de titulaire alors qu’il y avait sur le banc l’avant-centre de l’Entente de Sétif, Ziaya, qui était pressenti pour épauler Ghezzal en pointe d’attaque.
Certes, les lendemains d’une défaite pareille sont incontestablement difficiles à gérer, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une nation qui vient d’arracher haut la main le ticket du Mondial sud-africain mais, cependant, l’urgence, à présent, est d’oublier, au plus vite, cette première sortie et de remobiliser la troupe en vue de la prochaine confrontation qui doit opposer les Verts aux stars maliennes que sont Sydou Keita, Frédéric Kanouté et autres Mamadou Diara. Certes, le moral des camarades de Matmour a sans doute pris un sérieux coup mais ces derniers n’auront pas droit à l’erreur s’ils ne veulent pas quitter précocement et sans gloire la compétition en dépit du très envieux statut de mondialiste avec lequel ils ont entamé cette CAN 2010. Le staff technique est, certainement, conscient de la difficulté de la tâche et doit mettre en place le meilleur schéma tactique pour contrer le Mali qui a besoin, lui aussi, d’un bon résultat.